Après avoir quitté Nicolas et Brigitte, j’ai passé 6 jours de pause forcée dans la superbe ville d’Almaty, ancienne capitale du Kazakhstan, aujourd’hui gros centre économique et culturel de l’ancien satellite de l’union soviétique. J’avais deux visas à faire, celui de Mongolie, obtenu en 7 minutes, et celui pour la Russie, bouclé en 4 jours. J’en ai profité pour visiter un peu la ville, couverte à 25% d’espaces verts. Mais après 6 jours de repos, on a toujours cette envie pressante de reprendre la route, le mouvement, de ne pas s’enliser dans la vie « facile », avec douches, bières et communication en anglais à volonté. Un bus m’a ramené près de la frontière chinoise. L’excitation était palpable, je n’avais jamais mis les pieds dans ce pays mal connu, tellement mystérieux. Le matin, j’ai rencontré James, un anglais avec un accent à couper au couteau, on était comme deux gamins quand on a aperçu la forêt de tours qui barrait l’horizon.

La Chine n’a pas failli à sa réputation : on franchit des centaines de kilomètres de steppes kazakhes, souvent sur du mauvais asphalte et, d’un seul coup, on se retrouve sur un bitume impeccable, avec des pistes cyclables, entouré de hautes constructions, certaines encore en chantier. D’un seul coup aussi, on ne lit plus rien sur les panneaux. J’avais déjà du mal avec le cyrillique, alors les signes chinois… James prend la route du nord pour Urumqi, je prends celle du sud, plus panoramique paraît-il… (On verra qu’elle comporte d’autres désagréments…) Je rencontre trois suisses de Zurich une demi-heure après, on décide de rouler ensemble jusqu’à Yining, la prochaine grande ville. Ils m’entraînent à un train d’enfer, plus de 25 km/h de moyenne, jusqu’à l’auberge de jeunesse du centre-ville.

J’avais mal lu la carte. Je pensais que Yining était un village, une ville au maximum. La ville fait plus de 15 kilomètres de large, compte entre 1 et 3 millions d’habitants selon les sources… C’est la grande vie ! On prend un taxi pour aller à un resto situé à 10 kilomètres, dans la vieille ville, on roule fenêtres ouvertes, on se tord le cou pour apercevoir le haut des immeubles, on se croit un peu à NYC. Ça change du calme des hauts plateaux du Kirghizstan, des yourtes, des troupeaux de chevaux… Pendant quelques heures, je n’arrive pas à trouver ce qui change des 5 derniers mois de voyage. Lorsque la nuit est tombée, j’ai su. Avec de l’asphalte partout, la poussière a disparu des rues. Lorsque le soleil se couche et que la ville s’allume, tout brille, tout est clinquant, les bus, les voitures, les bâtiments, chaque objet semble produire sa propre lumière…

 

Almaty :

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Festival de sports kazakhs : Jeunes chamans

Festival de jeux et sports kazakhs

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L’arrivée en Chine : Frontière chinoise

Lost in translation

Weed everywhereDe la marijuana par tonnes sur le bord des routes…

Yining :

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Yining